Le soleil était au rendez-vous pour cette petite gestion dans la réserve naturelle de la Fange de Mirenne, propriété de l’asbl Ardenne & Gaume.

Nous étions cinq et le travail fut accompli tranquillement en deux heures. Une petite brise bienvenue nous a permit de ne pas souffrir de la chaleur. Munis de bâtons, chacun a choisit un secteur et a commencé a battre au bas des tiges des fougères-aigle (Pteridium aquilinum). Le but est de ralentir la vigueur des ces plantes qui se dispersent par rhizomes. Les rhizomes sont des tiges souterraines qui émettent comme dans le cas de la fougère-aigle des tiges aériennes avec des feuilles et des racines adventives. Cette fougère est tout à fait indigène. Il faut cependant la maintenir dans la lande sèche car elle risque de devenir trop présente sur le site au détriment de plantes plus rares. Cette action doit être menée deux fois sur l’année pour être efficace et ce plusieurs années d’affilée. Ensuite un simple passage de temps à autre est nécessaire.

Grâce aux températures qui furent longtemps assez basses durant ce printemps 2019, le gel a retardé l’émergence des frondes (nom botanique pour dire “feuilles de fougère”). Elles étaient donc au stade parfait des deux premières frondes. Un deuxième passage (stade 2 frondes) devra se faire vers la fin juillet.

La Fange de Mirenne est un lambeau d’une ancienne lande tourbeuse située à une altitude de 520 mètres. Elle se trouve au nord-est du Plateau des Tailles, non loin de sites  naturels comme la Grande Fange, le Thier de Bihain, et la Montagne de Colanhan. Entourée de pessières (plantations d’épicéas), elle abrite un bas-marais acide avec des espèces animales et végétales qui sont protégées.

Suite à la gestion, un passage fugace de l’équipe aux pieds légers 😉 a permis de désigner à l’aide de petits fanions des espèces qui suscitaient questionnement ou désir de raconter une histoire. Ainsi chacun fut acteur de la découverte et prit part aux explications.

Le temps du pique-nique fut venu, sous les bouleaux et dans le silence de la fagne, avec le chant du pipit des arbres délimitant son territoire…

Le RDV est prit pour le même chantier en mai ou juin 2020 suivant les conditions climatiques et l’émergence des fougères!

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La petite fleur jaune est la potentille tormentille (Potentilla erecta) ancienne plante médicinale utilisée lors de “tourments” au ventre.

La suivante est une orchidée: proche de la petite mare nous avons pu admirer une jolie population d’orchis tachetés (Orchis macula). Un fanion fut également placé aux côtés de la bruyère quaternée (Erica tetralix), poussant sur sols tourbeux dont les fleurs en clochette sont regroupées en haut de la tige. Celle-ci est ornée de quatre feuilles sur chaque côté de la tige, d’où le nom “tetra” =4. Des tétards, larves de libellules, agrions bleus et rouges non identifiés animaient la mare en ce mois de juin. La dernière fleur munie de ses sept pétales blancs est la trientale (Trientalis europaea) symbole des réserves naturelles de Belgique.